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La mondialisation, souvent mal interprétée, fait l'objet de toutes sortes de définitions. Ce qu'il faut en retenir pour mieux la cerner, ce sont ces caractéristiques principales :
1. l'augmentation des transferts des marchandises, liés aux progrès technologiques des moyens de transport.
2. l'augmentation vertigineuse des transactions financières, liés à l'apparition des nouvelles technologies informatiques et leurs optimalisations continues, mais aussi à une profonde mutation du capitalisme. Alors qu'en 1970, 90% des transactions financières concernaient l'économie réelle, elles n'étaient plus en 1995 que 5% ! Les 95% des transactions financières restantes, qui représentaient tout de même la bagatelle de plus d'un milliard de dollars par jour, étaient donc à caractère purement spéculatif.… et ses deux principales conséquences directes :
3. une interdépendance accrue des marchés financiers du monde entier.
4. la mise en concurrence généralisée de toutes les économies mondiales.
À qui finalement profite-t-elle ?
- aux entreprises multinationales, grandes gagnantes de la mondialisation. On l'a dit, leurs avoirs dépassent ceux de nombreux pays.
- aux dictateurs et aux gouvernements corrompus qui détournent des sommes d'argent qui dépassent l'entendement.
- au crime organisé, qui profite bien entendu de la corruption à tous les échelons mais aussi et surtout de la prolifération des paradis fiscaux et de leurs législations opaques.
- aux institutions financières internationales, FMI, Banque Mondiale et OMC en tête, qui dictent aux pays en développement leurs politiques économiques pour répondre aux exigences des multinationales et des pays qui les contrôlent.
- aux principaux acteurs de la finance, les fonds d'investissement et les banques en premier lieu.
Or,
Aucun des «vainqueurs» de la mondialisation n'est soumis à un contrôle populaire.
Aucun des «vainqueurs» de la mondialisation n'est issu d'un vote démocratique.
Aucun des «vainqueurs» de la mondialisation ne reflète la volonté des peuples.
Aucun des «vainqueurs» de la mondialisation ne se soucie un seul instant de l'intérêt des habitants de la planète.
Comme on le voit, la mondialisation est mise à profit par l'élite dominante, au demeurant très minoritaire, pour renforcer ses acquis et ses richesses.
Dès lors, changer la face de la mondialisation s'apparente à une urgente nécessité.
Pour les peuples d'aujourd'hui qui souffrent au quotidien et dont les espoirs de vie meilleure sont réduits à néant.
Pour tous les êtres humains qui, dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement, ne peuvent plus assurer dignement leur existence.
Pour les générations futures à qui nous sommes en train de laisser pour seuls héritages une planète dévastée et un monde où domine en maître la loi de la finance et du plus fort.
Encore faut-il s'accorder sur les alternatives.
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