
“ La meilleure preuve d’intelligence est de raisonner à la fois sur deux idées contradictoires. Par exemple, savoir que les choses sont sans espoir, et travailler en fonction de l’espérance „
Francis Scott Fitzgerald
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dommages « colatéraux » > dévastation de la planète > destruction des écosystèmes
La biodiversité paie un lourd tribut à la croissance infinie exigée par le dogme économique ultra-libéral. Chaque jour, plusieurs espèces, animales ou végétales, sont ainsi anéanties. Entre 1990 et 2000, ce sont 50.000 espèces de toutes sortes qui ont disparu, la majorité dans la destruction aveugle des forêts tropicales. Lorsqu'on sait que la moitié de la biodiversité réside dans les forêts tropicales et que l'on observe le rythme de déforestation actuel, il y a grandement lieu de s'inquiéter. Selon l' IUCN (Union mondiale pour la nature), ce sont plus de 16.000 espèces menacées d'extinction. Parmi elles, un tiers des amphibiens et un quart des mammifères recensés. Le Millenium Ecosystem Assessment , évaluation réalisée par près de 1.400 experts démontre que 60% des écosystèmes planétaires sont endommagés ou exploités de manière irrémédiable. Les spécialistes estiment en outre que le rythme d'extinction actuel est de cent à mille fois plus élevé que le rythme naturel. Les deux causes principales de ce phénomène ne font que s'accentuer : dégradation et disparition des milieux naturels et surexploitation. Toutes deux sont grandement liées aux activités des multinationales.
Mais d'autres écosystèmes que ceux des forêts tropicales sont menacés. Le réchauffement climatique risque d'entraîner d'ici très peu de temps la disparition totale de l'écosystème du pôle nord et une profonde modification de celle de l'océan pacifique.
Et quand un écosystème arrive à survivre aux conséquences du réchauffement climatique, il doit aussi compter avec la négligence humaine. C'est le cas de l'écosystème des Galápagos, unique en son genre, qui fut gravement affecté par les 300 tonnes de pétrole déversées par l'échouement du Jessica en janvier 2001.
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