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dommages « colatéraux » > dévastation de la planète > élévation du niveau des mers
Première conséquence du réchauffement climatique : l'élévation du niveau des mers. Ce phénomène s'explique par la fonte de la calotte glacière sous l'effet de la hausse des températures. Au cours du siècle dernier, elle a été de 10 à 25 cm. Pour la fin du siècle prochain, elle est estimée par le GIEC entre 9 et 88 cm, 50 cm étant la prévision la plus citée. Jusqu'à il y a peu, la banquise polaire fondait au rythme de 74.000 km² chaque année. Mais en février 2006, coup de tonnerre ! La revue Science publie une étude sur le sujet. Bien qu'ils ne puissent pas encore l'expliquer scientifiquement, les experts s'accordent pour dire que le réchauffement climatique est deux à cinq fois plus rapide en Antarctique que sur le reste de la planète. Les glaces du pôle nord qui ont déjà diminué d'un tiers au cours des trente dernières années sont en train de fondre à un rythme beaucoup plus rapide que prévu. Selon les auteurs de cette étude, les modèles du GIEC sont trop optimistes. Le niveau des mers pourrait donc s'élever beaucoup plus vite que prévu. Le phénomène semble d'ores et déjà irréversible, à moins que les pays développés réalisent. jusqu'à 20 fois mieux que les objectifs de Kyoto. Mission impossible.
De nombreuses îles sont susceptibles d'être touchées par la montée des eaux. Vanuatu, la première, a évacué un village en 2005. Les Maldives et les atolls de Tuvalu sont les prochaines sur la liste. Mais les îles ne seront pas les seules victimes de la hausse du niveau des océans. Les Pays-Bas, par exemple, se préparent déjà à rehausser leurs digues. En réalité, ce sont tous les deltas et toutes les zones côtières de la planète qui, à court terme, sont concernés. On estime à 300 millions le nombre de personnes qui pourraient êtres affectés par une montée du niveau des eaux de 1 m…
La communauté scientifique internationale constate que les océans sont malheureusement eux aussi très sensibles au réchauffement climatique. Un premier dérèglement est observé : celui de Gulf Stream. C'est à ce courant marin que l'Europe doit son climat tempéré, puisqu'il transporte les eaux chaudes de l'Amérique du Sud et du golfe du Mexique vers nos littoraux. Or, à la hauteur du Labrador, son débit s'est ralenti depuis la fonte des glaces et pourrait contribuer à une diminution des moyennes de température en Europe. Le second dérèglement observé concerne la faculté des océans de capter du CO2. Ceux-ci sont en effet, avec les arbres et la végétation, de véritables « puits de carbone » qui absorbent et stockent une bonne partie des émissions des GES (25% des émissions mondiales pour les océans). Les arbres et les végétations diminuant chaque année sur les surfaces terrestres, on pensait les océans encore à l'abri des effets du réchauffement climatique. Erreur ! À cause du ralentissement de la circulation océanique (le Gulf Stream n'est qu'un exemple parmi d'autres), le transport de CO2 vers l'énorme réservoir que constituent les profondeurs des océans se compliquera davantage. Le réchauffement climatique pourrait dès lors s'aggraver encore.
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