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une domination sans partage > dette extérieure > le concept de dette odieuse
La doctrine existe depuis bien longtemps, mais ce n'est que récemment qu'elle a été remise au goût du jour par plusieurs ONG, tel le Comité d'annulation de la dette du tiers-monde (CADTM). On considère comme dette odieuse toute dette contractée par un régime ou un gouvernement dont les agissements ont eu pour objectif ou une violation des droits humains, sociaux, culturels, sociaux ou économiques, ou des malversations de fonds publics, ou des extorsions de fonds destinés au fonctionnement de l'Etat. Ce principe part du fait qu'aucune population ne devrait se voir forcée de payer des dettes contractées sans leur consentement et contre leurs intérêts. En ne comptant que les dictatures notoires et sans comptabiliser les dettes contractées pour rembourser les dettes odieuses, on observe que c'est près de la moitié des fonds que doivent encore les PED qui sont concernés.
Le Rwanda est l'exemple par excellence du concept de dette odieuse. D'avril à juin 1994 se déroula le pire génocide de la fin du siècle dernier. Près d'un millions de Rwandais, tutsi ou hutu modérés, furent ainsi massacrés, suivant des listes scrupuleusement mises en place. Les génocidaires furent finalement défaits mais le nouveau gouvernement hérita d'une dette extérieure d'un peu plus d'un milliard de dollars et demanda l'abandon du paiement de cette dette dont une partie avait été contractée par le gouvernement génocidaire, notamment pour l'achat des machettes qui servirent au massacre. Les divers créanciers, FMI et Banque Mondiale en tête, refusèrent. C'est ainsi que le peuple rwandais qui a survécu au génocide s'échine encore et toujours à rembourser la dette extérieure de son pays.
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